Je connais Guy Mettan depuis mon année de stage de journalisme en 1993 au sein de la Tribune de Genève, dont il était le rédacteur en chef. J’étais aux bons soins de la journaliste Mireille Valette. Je suis toujours restée liée à Guy Mettan, même des années plus tard, lorsqu’il était Président du club genevois de la presse, où il avait organisé ma première conférence de presse sur la nécessité d’une approche positive et inspirante dans le traitement de l’actualité. Il me semble indispensable d’informer aussi par l’exemplarité. J’apprécie chez lui l’ouverture d’esprit, le courage des opinions et une lecture non-émotionnelle et objective des événements du monde. Étant moi-même un peu lasse des invectives moralisantes nourries par de nombreux courants institutionnels (qui n’ont absolument rien à voir avec de l’ouverture d’esprit), lasse des bien-pensants qui se revendiquent les « gardiens du bien collectif », j’ai jugé urgent d’inviter Guy Mettan à traiter de la question! Et qui mieux que la journaliste Myret Zaki pour modérer cette rencontre?

Le bien-pensant collectif, mode d’emploi
Je partage avec vous ici la 4ème de couverture de son dernier livre “La tyrannie du bien” qui fera l’objet de cette conférence.

« Le Bien est partout. Il nous poursuit de ses assiduités. Il nous traque sans pitié. Il projette ses métastases jusque dans les plus intimes replis de nos vies. Il gère, manage, planifie, assiste. Il légifère, confine, vaccine, condamne, bombarde, tue. D’empire, le Bien est devenu tyrannie.

Car la quête frénétique de la vertu est devenue une obsession universelle. Elle ne se limite pas aux cercles woke et aux ONG bien-pensantes. Elle est aussi pratiquée dans les salons feutrés des conseils d’administration, les bureaux open space des managers, les antichambres inclusives des ministères, les amphithéâtres aseptisés des universités et sur les réseaux sociaux qui se sont mis en tête de censurer les manifestations supposées du mal.

Cette tyrannie, il est urgent de la dénoncer. C’est ce que se propose ce guide, qui piétine avec jubilation les plates-bandes du prêt-à-penser économiquement, culturellement et politiquement correct.

Dans la veine caustique d’un Philippe Muray, il désarme les ressorts de la softlangue, ce nouveau langage qui s’emploie à emmieller le vocabulaire et à le noyer de néologismes à consonance anglaise pour mieux répandre ses méfaits.

Il en ressort un inventaire des idées reçues qui réjouira ceux qui n’en peuvent plus des postures et des impostures, des hypocrisies et des faux-semblants engendrés par cette recherche éperdue d’un Bien qui finit par faire beaucoup de mal. »

 Guy Mettan n’est pas un robot ni un algorithme. Né blanc de sexe masculin, il est satisfait du genre et de la race qui lui ont été assignés à la naissance et n’envisage pas d’en changer. Journaliste et écrivain, il a écrit des centaines d’articles et une dizaine de livres par lui-même, avec ses mains et (presque) toute sa tête. Parmi lesquels on citera « Russie-Occident : une guerre de mille ans » et « Le Continent perdu. Plaidoyer pour une Europe souveraine et démocratique » aux Editions des Syrtes. Son amour pour la montagne lui a inspiré aussi « Le monde à 2000 mètres: journal d’un voyageur des cimes ». Sa grande connaissance de la Russie fait de lui un intervenant sollicité par les médias, en particulier dans le contexte de guerre russo-ukrainienne actuel. Écouter son interview sur la RTS.

Myret Zaki est journaliste économique, passionnée de politique étrangère et de finances. Elle a été rédactrice en chef du magazine économique Bilan pendant 5 ans. Comme tout bon journaliste qui se respecte, Myret a toujours cherché du sens aux événements. Elle a publié le best-seller « UBS, les dessous d’un scandale » et plusieurs autres livres (« Vive l’évasion fiscale », « La fin du dollar », « La finance de l’ombre a pris le contrôle »). Son livre « Désinformation économique » vient de sortir. Elle se spécialise dans l’écriture d’essais critiques et décrypte avec minutie l’information économique, comme l’actualité romande et internationale. D’origine égyptienne, Myret est une figure respectée de la scène médiatique, parfois crainte même, pour sa perspicacité et un franc-parler qui, comme Guy Mettan, n’est venu sur Terre ni pour la flatterie, ni pour la complaisance ni pour l’opportunisme. L’un comme l’autre n’ont pas peur des mots pour exprimer leur authenticité, avec beaucoup de courage, à l’ère où les bien-pensants sont aux commandes. 

Guy Mettan et Myret Zaki dédicaceront leurs livres en fin de conférence.

Food-truck et filets de perches dès 18h

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