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J’ai rencontré cette pétillante quadragénaire dans les jardins de Ziolowy Zakatek (Pologne) où elle avait rendez-vous avec Miroslaw Angielczik, le créateur de cet espace éducatif dédié au développement des connaissances sur la nature. Après avoir discuté longuement avec elle, j’ai réalisé que c’était grâce à elle que la pratique de l’agriculture intensive et génétiquement modifiée comptait ses jours en Pologne. Oeuvrant dans la discrétion mais avec une pugnacité exceptionnelle, Sandrine fait plier les opposants les plus tenaces à l’alimentation biologique dans le pays.

Sandrine Regiec, est conseillère scientifique et coordinateur pour le développement des projets de recherches dans les domaines de l’agro-alimentaire. Polonaise et française, elle a obtenu un master 1 de biochimie et de biophysique auprès  l’Ecole de médecine de Paris 5. Elle est habitée par des valeurs d’amour, de vérité et de sincérité. « La vraie finalité est que chaque être humain puisse avoir accès à une nourriture vivante, à un aliment sain tout en préservant la diversité de l’environnement », raconte-t-elle. Cette souriante et rayonnante intellectuelle a réussi la prouesse de réunir des scientifiques français spécialistes de la biodiversité (notamment des conseillers de Nicolas Hulot), des agriculteurs et des juristes spécialisés dans l’environnement et des grandes figures politiques polonaises pour faire progresser le développement de l’agriculture biologique en Pologne.

Dans le domaine des pesticides, Sandrine Regiec agit autant au niveau des agriculteurs que des représentants politiques par le biais de rencontres, de colloques, par le développement de nouvelles recherches et de nouvelles orientations de la politique agricole. « La France ayant déjà 50 ans d’utilisation de pesticides à outrances (2ème au monde) subit les conséquences sur l’environnement et sur la santé de la société civile », explique l’activiste.  La France a donc la triste légitimité de partager sa douloureuse expérience et de faire connaître au monde entier les risques encourus par les pesticides.

« Ce qui me met en joie, c’est de me savoir engagée à élargir la conscience de l’importance d’une alimentation vivante en Europe », conclut Sandrine.

Pour avoir réussi à faire franchir un pas de géant à tout un pays, j’ai jugé justifié de lui remettre notre humble trophée. Elle est notre 35 ème Nominée de la Joie.

Et pour ceux qui comprennent le polonais, plus d’informations par ici….

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