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Un vétérinaire profondément humain et compétent à Lannion (Bretagne).

Non seulement le Dr. Jean-Luc Peillier  a sauvé Ulysse d’un oedème pulmonaire très grave qui aurait pu lui être fatal il y a quelques jours mais il est aussi un vétérinaire profondément humain, comme on les aime et comme ils deviennent de plus en plus rares. Retour sur une semaine très contrastée en émotions, à l’image de la météo bretonne, entre pluie et grand beau, tristesse et confiance, au rythme de ses marées montantes et descendantes.

Alors que je m’étais arrêtée quelques jours au merveilleux camping municipal de l’Ile Grande pour mettre à jour mes articles et reportages, Ulysse a été victime d’un terrible oedème pulmonaire assez foudroyant lundi dernier. Cardiaque, il y est sujet depuis des années ayant un coeur fragile qui « pompe » mal. Grâce à un bon traitement et suivi, j’avais réussi à lui apporter un doux confort de vie jusque-là. Il a déjà 15 ans.

C’est donc un Ulysse mourrant que j’ai emmené de toute urgence chez ce vétérinaire qui m’avait été recommandé par les gérants du Camping Municipal de l’Ile Grande (cent fois mercis à Jean-Pierre et à Gwenaël!). Quand il a vu son état, il a d’abord hésité à l’endormir sur le champ! Et puis il a décidé de lui donner sa chance. « Je vous ai sentie si proche et attachée à lui que j’étais d’autant plus motivé à vous aider tous les deux! » m’a-t-il confié.  Et voilà le résultat. Après une semaine de lutte quotidienne entre la vie et la mort, de visites chez le Dr. Peillier (même le dimanche!), Ulysse a gagné. Quel battant! Quel force de caractère et quel appétit de vivre! Si nous étions en période de Pâques, je vous aurais dit que je crois à la résurrection des chiens!

Un médecin d’exception

A travers ces visites quotidienne chez ce « docteur coeur » (c’est le cas de le dire), j’ai découvert un médecin au parcours atypique. « Si j’ai gardé la passion pour mon métier, c’est parce que je me suis imposée plusieurs pauses pendant lesquelles j’ai exercé d’autres activités (librairie et presse). Ainsi, j’ai pu garder un regard toujours frais et vivant sur mes patients à quatre pattes et une grande motivation », commente-t-il. « Aujourd’hui, le métier devient très difficile car il devient presque impossible de trouver des remplaçants si je veux partir en vacances. En six mois, je n’ai pas pris 1 jour de congé! » Le Dr. Peillier regrette aussi l’attraction économique du métier avant la vocation et l’amour pour les animaux. Finalement, notre consciencieux médecin a réussi à partir en vacances et c’est pour demain! Voilà un repos amplement mérité.

La lampe d’Elisa

 

Pour son dévouement total en général et les soins attentionnés et savamment pensés prodigués à Ulysse, Jean-Luc Peillier a reçu la lampe de la petite Elisa, une élève de l’école de Salles-sur-l’Hers où j’avais donné un atelier de fabrication de lampes solaires. Je l’ai, comme toujours, tirée au hasard dans ma « soute ». Jolie voyage que celui d’une création d’une fillette de 10 ans vers un « champion des bêtes »! Voilà où a atterri ta lampe solaire chère Elisa! Ta lumière est arrivée chez quelqu’un qui va la déployer à son tour et soigner encore bien des animaux en souffrance.

La leçon

J’ai aussi retenu une grande leçon de cette expérience. J’ai beaucoup pleuré cette semaine et j’ai pensé plusieurs fois à endormir mon fidèle compagnon. En fait, j’ai anticipé la possibilité de sa mort au lieu de vivre sereinement l’instant présent. Ulysse a été plus fort et sage que moi. Pendant qu’il se battait pour la vie comme un tigre, moi je pleurais son départ avant son heure! Insensée!

Aujourd’hui, je me suis engagée à l’accompagner jusqu’au bout dans la joie. Même si nous avons gagné un jour ou une semaine de plus ensemble! Et si je mettais en pratique ce que je passe mes journées à partager autour de moi sur la route? Et si j’étais, comme Ulysse, cohérente et sereine jusqu’à la fin?  ;-))))

 

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