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Chers amis et lecteurs de Joy for the Planet,

Une citation a retenu mon attention dernièrement. Je l’ai entendue en écoutant le livre audio de Florence Scovel Shinn « Le jeu de la vie »dans un délicieux français du 19ème dont j’ai un peu la nostalgie, je dois l’avouer! Cette citation, la voici: « Bénis ton ennemi et tu lui déroberas ses flèches. »

J’entends beaucoup de griefs, sur les autres, les politiciens, les pollueurs, les grévistes, les collègues, le conjoint, etc. Je vois aussi la peur envahir les esprits, de la maladie à l’avenir de la planète. Ma vie aujourd’hui s’est simplifiée à un seul mot: Unité.

J’exclus de mes pensées toute perception de division ou de séparation. Si je suis contrariée par une décision politique, par les propos d’un chef d’état en apparence peu scrupuleux, par une parole blessante ou une action incompréhensible, je m’efforce d’accepter ce qu’ils expriment.

Au lieu de déplorer les incendies en Australie ou le réchauffement climatique, je perçois ces événements comme des  pierres à aiguiser mon amour pour la planète et pour tous les règnes vivants. Quant au spectre d’une hypothétique pandémie (Coronavirus), je n’y prête aucune attention. A quoi bon activer la peur en moi si je ne suis pas directement touchée. Pour moi, dans ce cas, il ne s’agit que d’images mentales. « La crainte et l’inquiétude sont mortelles pour soi-même. C’est de la foi inversée », écrivait Florence Scovel Shinn. Et Nitzsche disait « A force de regarder l’abîme, l’abîme te regarde ». Nos peurs attirent ce que nous redoutons. Lorsque nous sommes exempts de craintes, nous redevenons maîtres de nous-mêmes. En nous attardant sur des images mentales anxiogènes, nous manifesterons dans notre réalité la somme des convictions de notre subconscient. C’est tout le « combat » que je mène depuis des années pour développer une information positive afin de nous débarrasser de nos angoisses et de nos illusions pour se jeter goulûment dans l’existence.

Toute ma vie est une quête de liberté et par conséquent, de joie.  C’est la même chose. C’est ce chemin que je souhaite partager avec vous. Je pense qu’en renonçant à toute résistance en soi, nous devenons alors plus puissant que toute adversité extérieure. Ne plus résister ne signifie pas renoncer à l’action! Nous pouvons bien nous engager pour une cause ou une entreprise à conditions de le faire à partir d’un espace en soi libéré de toute interprétation subjective de la réalité. Dès l’instant où nous pensons que nous allons faire la différence, nous remettons une couche au problème. Le charismatique philosophe Alan Watts disait: « L’homme souffre seulement parce qu’il prend au sérieux ce que les dieux ont fait pour le plaisir. »

Par exemple, je pense que si l’on entreprend une action en faveur de l’environnement, porté par une inquiétude dévorante pour l’avenir de nos enfants, nous sommes comme « un chirurgien qui opère avec une main qui tremble », selon Alan Watts. Agissons oui, mais avec le discernement et l’humilité de faire confiance au pouvoir des équilibres.
Se dessaisir de nos croyances, c’est se libérer de la souffrance. Byron Katie avec son extraordinaire « Travail » (The Work) est l’une des plus grandes ambassadrices de ce retour à l’Unité en soi par la désidentification de notre personnalité, du « Je sais », « J’ai raison » ou « Je veux » pour laisser émerger le « Je Suis ». Déposons la sommes des expériences dont nous pensons qu’elles nous légitiment. Parce que derrière, se cache la Joie…

Isabelle Alexandrine
Votre joie est ma destination

Photo: Merci à France Jaczynski pour cette extraordinaire lever de soleil sur le Léman…

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