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Ce que j’aime dans votre émission Jean-Marc, ce sont des allers-retours entre de grandes détresses personnelles ou internationales et des petits bonheurs quotidiens, comme le témoignage touchant de Marie-Thérese à l’instant, ou ma petite rubrique sur vos ondes pour partager la joie. La vie est vraiment faite de ces sucré-salées avec lesquels il faut composer.

Hier, J’ai passé une journée en reportage avec un boulanger alchimiste, Marc Haller. Il change le pain en amour pour celui qui croque dedans. On dit que ses pains nous rendent encore plus vivants. Marc Haller était un boulanger qui faisait des croissants à la chaîne avec, au bout, une belle réussite économique mais aussi un burn-out personnel qui l’a guidé sur le chemin de Compostelle. Après trois mois de marche, il vit une profonde guérison : celle de ralentir et de prendre soin de lui-même et de son entourage. En 2007, il créé les Pains de mon Chemin, une fabrication de pains artisanaux qui respecte le processus de la transformation des céréales.  Mélangés à la main, nourris de levain naturel et cuit au four communal de l’Abergement, ses pains sont comme des prières. Ils nous exaucent et nous rendent meilleurs. Marc Haller vend ses trésors au marché à Yverdon, tous les mardis et les samedis matin. Il donne aussi des cours pour enfants ou adultes, à Pomy, sur la fabrication du levain

Le boulanger aux mains d’or n’a pas perdu son âme d’enfant. Son secret de la joie, c’est de se laisser émerveiller par des tous petits clins d’oeil de l’existence, le chant d’une fontaine, une fleur de pissenlit, l’écorce d’un arbre, des lettres gravées dans la pierre du Jura et bien sûr, les fours à pain, qu’il chérit comme le ventre d’une future mère.

Marc Haller a compris que chaque action accomplie avec amour permet la levée du blé glorieux de nos existences. Le semence en conscience est le vrai capital de l’Humanité.

 

 

Elle joue pour les arbres
Puis j’ai rencontré une jeune femme qui joue tous les soirs du cors des Alpes pour les arbres de cette clairière à Bretonnière. C’est un rituel d’apaisement que Béatrice Fellay s’offre à elle-même comme au monde actuel agité. Il paraît que même les chevaux dans l’entourage sont tranquillisés. Chats et biches viennent l’écouter.

On m’a dit que c’était un village (Bretonnière) avec beaucoup de musiciens. Et c’est vrai qu’en regagnant mon camping-car, j’entendais encore le son du cors des Alpes et en même temps, un guitariste au premier étage d’un restaurant, les volets mi-clos. Un peu plus loin, un bassiste avec un piano… J’avais l’impression de marcher dans un calendrier de l’Avent avec chaque fois une petite surprise derrière les fenêtres. Une féérie avant Noël.

 

 

 

 

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