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Beaucoup de questions se sont posées autour de la méditation mondiale du dimanche 5 avril 2020 à 4:45 à laquelle nous avons tous été invités à participer…

Ma réponse est simple: qu’il en soit fait chacun selon sa foi et ses valeurs. Personnellement, j’ai lâché prise sur toute volonté à changer quoi que cela soit à ma réalité et à celle des autres. Tant que je ne suis pas moi-même en état de Samadhi (éveil), je ne préfère pas rajouter une couche de chaos à l’organisation du monde en lui commandant des directions et des intentions dont je ne connais pas les impacts, aussi positives soient-elles. Je m’engagerai encore moins à prier contre le Coronavirus! Si nous passions notre temps à ramasser les petits enfants qui tombent, apprendraient-ils à marcher? En voulant diriger l’avenir du monde avec mes pensées, aussi nobles soient-elles, je laisse une fois de plus gouverner ma personnalité et mon égo au lieu de laisser faire l’âme du monde oeuvrer à travers moi. Un dicton tibétain dit: « Une goutte de lait caillé fait tourner tout le lait »! Je ne prierai donc pas contre le coronavirus et la crise actuelle mais je me recueillerai certainement pour la paix, l’amour et la vie. 

Je ne prierai pas contre cette insécurité que nous traversons. Qu’en savons-nous de ce qui est bon sur le plan cosmique et de l’intelligence de Vie ? Qu’en savons-nous si la vie n’est pas en train de se remettre en place grâce à cette maladie et la crise que nous traversons? Qu’en savons-nous des jeux d’équilibres et de calibrage des lois de la Création en qui j’ai toute confiance? Pourquoi ne pas apprendre à voir au-delà des apparences? Peut-être que, de cette manière, rien ne nous serait plus insupportable?

En même temps, je salue l’envie de chacun de participer à cet effort collectif de méditation mondiale. Mais je resterais vigilante à veiller à partir de quel espace en moi je prie: s’agit-il de la peur ou de l’amour? Je me contente d’en rester à mes souhaits personnels de guérison et d’harmonie, sans imposer à la collectivité mon interprétation du « bien » pour les humains et la planète.  Quoiqu’il en soit, méditation ou non, tout est juste puisque la conscience universelle sa manifeste à travers chacun de nous… « Il ya ceux qui méditent pour changer le monde et ceux qui se recueillent dans une « non-méditation », soit un réceptacle totale de joie d’amour et de lumière » m’a dit l’une de mes amies. D’autres demandent que la sagesse et la divinité reposent dans le coeur de chacun. Tout est bien.

Pour ma part, j’ai médité en silence et le coeur en joie, à l’aube du 5 avril. Mais je suis vite revenue à ma routine intérieure, à savourer chaque petites actions dans mon quotidien, la beauté qui m’est offerte ici et là par les rencontres, avec un ruisseau ou un nuage, l’amitié de mes amis, en transmutant consciemment et avec amour, mes ressentiments, doutes ou colère quand ils émergent en moi, en aimant simplement; sans plan ni intention particulière. Sans vouloir sauver le monde. Juste en laissant couler le flux de la vie à travers moi, tel qu’il vient comme les vagues sur le rivage. Comme une respiration. Ma prière est quotidienne, dans tous les petits pas que j’accomplis au cours de cette vie et même dans les croches-pieds bienveillants qu’elle me fait! lol

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