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Il y a des rencontres au cours d’une vie qui sont tellement improbables que lorsqu’elles surviennent, nous réalisons que nous ne sommes pas seuls à tirer les ficelles de notre destinée mais que quelques mystérieux et invisibles machinistes du Ciel agissent en secret dans les coulisses de notre vie….

C’est ce qui m’est arrivé dimanche dernier à Zürich. Grâce à la FIFEL (Fondation Internationale du Film sur l’Energie – Lausanne) et sa pétillante directrice Natalia Signoroni, il m’a été accordé un entretien privé exclusif de 15 minutes sur le thème de la joie avec le professeur Mohammad Yunus, fondateur de la célèbre Grameen Bank (micro-crédit) et Prix Nobel de la Paix en 2006. Le « banquier des pauvres » était venu en Suisse pour échanger sur la question de l’accès à l’énergie comme un droit humain, avec le Prof.François Vuille du Centre de l’énergie de l’EPFL après la projection d’un film indien bouleversant « Powerless » dressant le portrait poignant d’un « voleur » d’électricité, plus Robin des Bois que bandit.

Mohammad Yunus est un homme d’une grande simplicité et gentillesse,  pétri d’humilité quand bien même il est l’un des hommes les plus riches et sollicité de la planète.

Il m’a expliqué la différence entre les «joyeux» et les «super joyeux»: «Cela donne beaucoup de joie de gagner de l’argent pour soi. Cela fait de nous des «joyeux». Mais cela donne bien plus de joie encore que de gagner de l’argent pour aider les autres. Cela fait de nous des «super joyeux»!» Par ailleurs, il a relevé l’importance de chercher la joie dans son travail ou de créer, inventer une activité professionnelle génératrice de joie! «Il faut travailler passionnément à ce que l’on aime faire, dans ce pourquoi on est né. Ne cherchons pas du travail. Inventons-le! C’est ainsi que nous devenons des «entrepreneurs sociaux»! La joie dans votre travail doit être une condition sine qua non de votre existence! « Travailler avec joie, en occupant la plus petite fonction comme la plus haute, peut changer le cours du monde! » m’a-t-il confié lors de notre repas de midi. En effet, nous avons partagé une soupe et une salade «Mr. Detox»! C’est tout ce dont j’avais besoin pour m’aider à «digérer» une si belle et imprévisible rencontre! 😉

Après avoir passé ce moment avec lui, j’ai compris pourquoi il était un « grand homme » avant d’être « un homme riche »: pas une seconde, il ne m’a fait sentir que j’étais plus « petite » ou moins importante que lui. Au contraire, par la générosité de son attitude et de sa disponibilité, je me suis sentie considérée comme une soeur.

C’est cela, pour moi, la force d’une rencontre: faire en sorte que celui ou celle qui passe un instant avec nous se sente un peu plus grandi après notre moment de partage.

Demain, je publierai sur ce blog l’interview vidéo intégrale de cette rencontre inimaginable!

Photos: Gregory Maillot

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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