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J’ai demandé à l’artiste Fabienne Baechler de réaliser un visage triste, un visage qui boude, parmi les 7 panneaux intérieurs du camper. Tous les autres portraits (en cours de création) sourient sauf celui-là. Pourquoi? Parce que la joie est aussi dans la colère, la contrariété et la tristesse. Elle est dans la manière avec laquelle nous traversons un épisode douloureux de notre existence. Si je me « victimise » et me mets dans une posture d’injustice, je nourris mon chagrin et je creuse le sillon de la douleur. En revanche, si j’accepte ce qui m’arrive, sans résistance, avec la certitude que cet épisode m’apportera un précieux enseignement sur ma vie, mes choix et mes comportements, alors la magie survient. C’est ce que l’on appelle le pouvoir de résilience. Transmuter une épreuve en un levier guérisseur de mes schémas de pensées obsolètes. Un moment douloureux, avec notre consentement, peut devenir un marche-pied vers la liberté.

Voici ce qu’écrit l’artiste à son sujet:

« On a tous un petit boudeur, une petite boudeuse en nous, quand  ça ne se passe pas comme on le souhaitait, quand on se heurte à l’autre, aux circonstances.
Il y a ce mélange émotionnel confus qui, ne trouvant pas encore le chemin des mots, se dessine en premier sur notre mine. Et c’est avec ma mine ( de crayon!) que je dessine la bouderie… parce qu’il y a des jours ou l’on voudrait que les autres remarquent que cette fois  » ça ne va pas bien ». Leur écoute, peut-être, permettrait que la confusion s’éclaircisse et que l’on puisse poursuivre sa route. »

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